• Christel Engström

Quelle est la réparation des droits sur une écoute streaming et sur une vente de disque ?


Pour moins de 10€/mois, la plupart des plateformes de streaming musical donnent accès à des millions de titres. 10€, c'est à peine le prix d'un CD d'une quinzaine de titres... Dès lors, combien peuvent espérer gagner les artistes qui tentent l'aventure du numérique ?

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Quelle est la réparation des droits sur une écoute streaming et sur une vente de disque ?


Quelle est la réparation des droits sur une écoute streaming


Voici quelques éléments de réponse


Apple Music n'a peut-être pas la part de marché la plus importante, mais le service de streaming d'Apple est parmi celui qui rémunère le mieux les maisons de disques

Ainsi, Apple paie le stream 0,00783 $ (0.0069€) par écoute. En effet, c'est davantage que Spotify (0,00348 $ le stream, 3 480 $ le million). Mais surtout, d'avantage que YouTube (0,00022 $ le stream, 220 $ le million).

Aussi, la plateforme la plus généreuse actuellement est Napster avec 0,019$ (0,017 €) pour chaque morceau écouté. Toutefois, elle ne compte seulement que 5 millions d'utilisateurs. En effet, le service est loin de rencontrer autant de succès que ses homologues implantés depuis plus longtemps sur le marché.

C'est pourquoi, face à la grogne des artistes, le français Deezer, qui verse 0,00624 $ (0,0055€) par écoute, a lancé des réflexions avec la Sacem afin de revenir à un mode de diffusion proche de ce qu'on trouvait à la belle époque des CD. Ainsi, les auteurs seraient rémunérés proportionnellement aux titres écoutés ; et non pas par rapport au taux d'écoute total d'une plateforme.


Source : clubic.com


A noter que les niveaux de rémunération évoluent chaque année !

Par exemple, en 2017 Apple Music était encore plus généreux avec un stream payé 0,00783 $. Mais bien moins en 2018, avec un stream à 0,00495 $. En effet, cette baisse s'explique à cause de l'expansion du service à de nouveaux marchés ; ainsi qu'un certain nombre de périodes d'essai gratuit de trois mois qui n'ont pas abouti à des abonnements payants. Aussi, pour un label, Apple Music n'est pas le plus avantageux ! En effet, contrairement à la version « gratuite » qui se contente de miettes, l'abonnement YouTube Red paie le morceau diffusé 0,01009 $. Alors qu'Amazon Music Unlimited rémunère le stream à 0,01123 $. Facebook offre carrément 0,05705 $ le stream !


Source : igen.fr


Le saviez-vous ? En 2014, l'Adami - l'organisme de gestion des droits des artistes français - calculait que sur un abonnement mensuel de 9,99€, les artistes écoutés se partageaient... 0,46€ seulement ! Face à la grogne, Spotify avait d'ailleurs révélé en 2013 les sommes reversées aux utilisateurs de sa plateforme : 0,00437 $ (0,0039€)par morceau écouté.



streaming qui rémunère le mieux les artistes


Sophian Fanem, journaliste musicale spécialisé dans le streaming musical a également son avis sur la question

« Dès qu’un titre est écoute plus de 30 secondes. La rémunération est ensuite fonction de la part de marché de ces écoutes dans le volume global des écoutes sur une plateforme sur un mois donné », il s’exprime aussi sur la redistribution des recettes; « La plateforme conserve 30% des revenus générés, puis reverse environ 12% à la Sacem qui elle-même redistribue aux auteurs, compositeurs et éditeurs. Le reste revient aux maisons de disques qui redistribue aux artistes avec qui elles sont sous contrat, en fonction de leur part de marché sur le mois concerné. »

Pour lui, le CD physique reste la technique la plus simple et la plus rentable

« Les deux modes de distribution sont très différents et aujourd’hui complémentaires pour beaucoup d’artistes. Certains, comme les rappeurs à succès, ne sortent plus qu’en streaming. D’autres, comme la variété ou le classique, pressent encore des CD parce qu’ils en vendent encore ».


streaming music service

Par rapport à la rémunération Du CD, il s’explique 


« Elle est très différente. Un CD rapporte plus à court terme, c’est une somme générée rapidement mais une seule fois. Mais un disque à succès peut rapporter bien plus d’argent sur le streaming parce qu’il va en générer ad vitam, tous les jours un peu. »

Ainsi, la Sacem, en accord, avec ces plateformes, permet aux auteurs de toucher les droits en fonction du nombre d’écoutes. Elles le reversent 70 % des écoutes, qui sont souvent mis en avant par les plateformes. « Le défi, à l’heure du streaming et de la révolution numérique, et que les artistes, les compositeurs, les musiciens les créateurs soient toujours rémunéré de manière équitable, pour leur travail et leur création, ainsi que leur droit d’auteur soit pleinement respectés. Et que ce ne soit juste pas des «  miettes » de rémunération qui leur soit octroyé, par les nouveaux acteurs du net, comme les grandes plateformes numérique. » Constance Le Grip.

Pourtant, les redistributions des recettes se partagent entre la Sacem et la maison de production.

Laura, jeune produ